Stéphane Paquin

Le Devoir 

Il me semble que nous vivons à une époque où le nombre et la gravité des sources d’angoisse ont peu de précédents dans notre histoire. On pense à la menace climatique qui pèse sur l’ensemble de la planète, au péril nucléaire permanent, aux autres possibilités de dérives dont est porteuse l’invasion de l’Ukraine, au risque désormais accru de pandémies, à quoi on peut ajouter, plus près de nous et dans un registre différent, le vieillissement de la population qui va bientôt forcer un petit nombre de citoyens à subvenir aux besoins d’un nombre croissant de personnes âgées.

Tous ces facteurs contribuent à dessiner des horizons très sombres qui nous affectent tous. Mais, pourrait-on dire : surtout les jeunes, qui sortent de deux ans de confinement ? Il semble qu’assez tôt les enfants, et à tout le moins les adolescents, appréhendent ces inquiétudes, tout particulièrement à l’école, auprès de leurs parents et sur les réseaux sociaux.
Directeur exécutif du GÉRIQ
Professeur, École nationale d'administration publique
514 849-3989 poste 3662
 

Stéphane Paquin est professeur titulaire à l’École nationale d’administration publique dans la ville de Montréal au Canada. Il y est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en économie politique internationale et comparée et directeur du Groupe d’études sur les relations internationales du Québec (GERIQ).

Stéphane Paquin détient un doctorat en relations internationales de l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences po) qu’il a effectué sous la direction de Bertrand Badie. Il a également été professeur agrégé à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke, visiting predoctoral fellow au département de science politique de l’Université Northwestern de Chicago, maître de conférence à l’Institut d’études politiques de Paris, professeur invité à l’Université de Montréal, professeur associé à l’UQAM et directeur général par interim de l’Association internationale de science politique (International Political Science Association). Il a obtenu de nombreuses bourses prestigieuses, dont la Fulbright, le CRSH, le FQRSC et le PIERAN. Il a été sélectionné en 2008 dans le prestigieux International Visitor Leadership Program du gouvernement américain. M.Paquin est également ambassadeur accrédité du Palais des congrès de Montréal.

11 avril 2014

Stéphane Paquin présente ses recherches au Cercle de la haute fonction publique

Le professeur Stéphane Paquin, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en économie politique internationale et comparée (CREPIC) et directeur du Groupe d’études sur les relations internationales du Québec (GERIQ), était l’invité du Cercle de la haute fonction publique du Québec le 3 avril passé.
14 mars 2014

Stéphane Paquin prend les rênes du GERIQ

Le Groupe d'études sur les relations internationales du Québec (GERIQ) est heureux d'accueillir son premier directeur, Stéphane Paquin, professeur à l'École nationale d'administration publique (ENAP). L’arrivée du professeur Paquin à la tête du GERIQ amènera le Groupe à se consacrer davantage à la recherche et à la formation des relations internationales du Québec.
Notes de recherche - 31 janvier 2022

Favoriser les relocalisations industrielles au Québec par le biais des politiques publiques III: Aperçu des initiatives occidentales et leçons pour le Québec

Hubert Rioux, Stéphane Paquin, Robert Laplante, Institut de recherche en économie contemporaine, 31 janvier 2022, 84 pages.
Bien que les entreprises manufacturières puissent faire face, particulièrement en ces temps de crise, à plusieurs incitatifs à la relocalisation de leurs chaînes de valeur, un nombre tout aussi, sinon plus important de désincitatifs et d’obstacles peut ralentir, reporter ou carrément empêcher la mise en œuvre de stratégies allant en ce sens, dont en premier lieu la profonde intégration de ces entreprises à ces chaînes de valeur internationalisées. Les auteurs concluent qu’un éventail de politiques publiques est nécessaire afin d’accélérer ou simplement de provoquer des efforts de relocalisation et de substitution dans certains secteurs clefs.
Notes de recherche - 15 décembre 2021

Favoriser les relocalisations industrielles au Québec par le biais des politiques publiques II Le Québec est-il mûr pour une réindustrialisation d’ampleur? Un aperçu de l’état du secteur manufacturier québécois

Hubert Rioux, Stéphane Paquin, Robert Laplante, Institut de recherche en économie contemporaine, 2021, 17 pages.
La réindustrialisation, notamment par l’entremise des relocalisations et dont la substitution des importations est l’un des effets directs, représente une tendance lourde des stratégies économiques occidentales depuis la crise financière de 2008, qui a mis en évidence les dangers de la financiarisation, de la stagnation des investissements productifs, des délocalisations industrielles et de la déconnexion entre les politiques publiques et l’économie « réelle ». Le Québec ne fait pas exception à cette règle, bien que la croissance annuelle moyenne de son PIB manufacturier depuis cette crise (environ 1,4%) ait été assez substantiellement inférieure à celle des principales puissances industrielles occidentales. Cette croissance du secteur manufacturier depuis 2009 n’a pu que ralentir son déclin relatif en proportion du PIB québécois, son poids stagnant autour des 14% depuis une dizaine d’années alors qu’il atteignait encore les 20% au tournant des années 2000.
Article scientifique - 25 juillet 2021

Les négociations commerciales entre le Mercosur et le Canada : processus et enjeux

Stéphane Paquin, Edison Rodrigues Barreto Junior, Interfaces Bresil Canada, 2021, 34p.
Depuis 2018, le Canada et les pays du Mercosur négocient un accord de commerce de nouvelle génération. Cette négociation commerciale n’est pas sans défis. En effet, il s’agit d’une négociation entre une fédération (le Canada) et un regroupement de pays (Mercosur), dont deux fédérations, qui ont leurs propres logiques de négociation. Les relations commerciales bilatérales entre le Canada et les pays du Mercosur sont modestes. Les exportations canadiennes totalisaient 2,3 milliards de dollars contre 6,6 milliards pour les exportations des pays du Mercosur. Dans le cas du Canada, il est loin d’être certain que les agriculteurs sous gestion de l’offre en matière agricole, tout comme plusieurs premiers ministres provinciaux, accepteront des concessions en matière agricole pour un meilleur accès au marché des pays du Mercosur. Du côté du Mercosur, c’est le secteur industriel, notamment au Brésil et en Argentine, qui a tendance à résister aux concessions. Contrairement au Canada, l’intérêt stratégique de l’ensemble des pays du bloc converge vers l’ouverture du marché agricole. L’objectif de cet article est d’exposer de manière comparée les intérêts des pays du Mercosur, avec un accent sur le Brésil, et du Canada dans le cadre de ces négociations commerciales. Il cherche également à décrire comment se déroulent les négociations afin de mieux comprendre la dynamique en place
Livre - 18 mars 2021

La mondialisation : une maladie imaginaire

Stéphane Paquin, Presses de l'Université de Montréal, 2021, 64 pages.
Depuis une trentaine d’années, on a tendance à amplifier, parfois grossièrement, la portée de la mondialisation et à en déformer la réalité. Selon plusieurs, l’accélération de la mondialisation conduit à l’avènement d’un monde « sans frontières », exacerbant la concurrence entre les nations. Ces critiques face à la mondialisation sont-elles justifiées ? C’est en examinant les données sur la performance économique et sociale des pays sociaux-démocrates et libéraux, en décortiquant la situation de l’emploi et en expliquant les inégalités qui y sévissent que nous pouvons cerner la portée de la mondialisation dans nos vies. Les conclusions sont claires : l’État-providence est bien vivant et la social-démocratie est toujours le modèle économique et social le plus performant.

Dans les médias

TOUTES LES INTERVENTIONS
14 mars 2022

L’avenir de nos enfants en ces temps de turbulences et d’angoisse

Le Devoir  Il me semble que nous vivons à une époque où le nombre et la gravité des sources d’angoisse ont peu de précédents dans notre histoire. On pense à la menace climatique qui pèse sur l’ensemble de la planète, au péril nucléaire permanent, aux autres possibilités de dérives dont est porteuse l’invasion de l’Ukraine, au risque désormais accru de pandémies, à quoi on peut ajouter, plus près de nous et dans un registre différent, le vieillissement de la population qui va bientôt forcer un petit nombre de citoyens à subvenir aux besoins d’un nombre croissant de personnes âgées. Tous ces facteurs contribuent à dessiner des horizons très sombres qui nous affectent tous. Mais, pourrait-on dire : surtout les jeunes, qui sortent de deux ans de confinement ? Il semble qu’assez tôt les enfants, et à tout le moins les adolescents, appréhendent ces inquiétudes, tout particulièrement à l’école, auprès de leurs parents et sur les réseaux sociaux.
17 janvier 2022

La Révolution tranquille ou le temps long des politiques publiques

Le Devoir Dans La Révolution tranquille 60 ans après, le collectif de chercheurs et de chercheuses réunis sous la direction de Stéphane Paquin et de X. Hubert Rioux démontre que, loin de se déliter comme on l’entend couramment, l’État du Québec ne cesse au contraire de se développer et qu’il intervient aujourd’hui plus que jamais, tablant sur la réussite, évidente à long terme, de bon nombre de ses politiques publiques.
23 novembre 2021

La diplomatie publique, opération séduction des États à l’étranger

Le Monde - entrevue réalisée avec Marc Semo Dans « La Puissance par l’image », les chercheurs réunis autour du politiste Christian Lequesne analysent la manière dont les Etats soignent leur attractivité en s’adressant directement aux citoyens des autres pays.
4 juin 2021

L’importance des relocalisations industrielles

Le Devoir - Au cours du printemps 2020, la nécessité d’une stratégie de relocalisation des chaînes de valeur industrielles et de substitution des importations s’est vite imposée dans le débat public. La pandémie a révélé des faiblesses majeures dans les secteurs névralgiques du matériel médical, du pharmaceutique, puis de l’agroalimentaire.
École d'été - du 23 août au 28 août 2021

Commercer dans un monde multipolaire

Université d'été sur la pratique du commerce international
L’école d’été est organisée conjointement par l’École des sciences de la gestion de l’UQAM et l’ENAP. Elle est dirigée par les professeurs Benoît Chalifoux (ESG-UQAM) et Stéphane Paquin (ENAP). Elle fait également l’objet d’un partenariat avec l’Organisation internationale de la francophonie et est reconnue maintenant internationalement.
Lancement - 18 mars 2021

Publication de « La mondialisation : une maladie imaginaire »

Depuis une trentaine d’années, on a tendance à amplifier, parfois grossièrement, la portée de la mondialisation et à en déformer la réalité. Selon plusieurs, l’accélération de la mondialisation conduit à l’avènement d’un monde « sans frontières », exacerbant la concurrence entre les nations. Ces critiques face à la mondialisation sont-elles justifiées ? C’est en examinant les données sur la performance économique et sociale des pays sociaux-démocrates et libéraux, en décortiquant la situation de l’emploi et en expliquant les inégalités qui y sévissent que nous pouvons cerner la portée de la mondialisation dans nos vies. Les conclusions sont claires : l’État-providence est bien vivant et la social-démocratie est toujours le modèle économique et social le plus performant.
École d'été - du 16 au 23 août 2019

Commercer dans un monde multipolaire

Université d'été sur la pratique du commerce international
L’école d’été est organisée conjointement par l’École des sciences de la gestion de l’UQAM et l’ENAP. Elle est dirigée par les professeurs Benoît Chalifoux (ESG-UQAM) et Stéphane Paquin (ENAP). Elle fait également l’objet d’un partenariat avec l’Organisation internationale de la francophonie et est reconnue maintenant internationalement.
Conférence - Du 21 au 22 mars 2019

Trump et nous. La résurgence du nationalisme économique, les négociations commerciales et l’agenda « progressiste » : enjeux et stratégies

L’objectif de cette conférence est de faire le point sur ce que représente dans les faits l’agenda commercial « progressiste » du gouvernement du Canada, puis sur les manières dont la résurgence du nationalisme économique – notamment aux États-Unis, en Europe et en Asie – force le Canada et les autres pays industrialisés à repenser leurs stratégies commerciales.

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