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Article scientifique - 1 juin 2013

Le côté obscur de la force: L’unité nationale, victime collatérale de la «nation guerrière» de Stephen Harper?.

David Morin, Études internationales, 2013, vol. 44, no 3, p. 427-452.

Historiquement, l’usage de la force armée constitue une source de division au sein de la société canadienne, où plusieurs conceptions s’opposent. Parmi celles-ci, la conception militariste de la « nation guerrière » et sa diplomatie robuste ont gagné en vitalité depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs en 2006. Au coeur de la stratégie conservatrice pour substituer à l’identité internationaliste (libérale) du Canada les fondements d’un nouveau « parti de gouvernement naturel », ce discours militariste tranche avec l’approche habituellement prudente des gouvernements précédents sur la question depuis un demi-siècle. Loin de contribuer à rallier la société canadienne, ce virage révèle et exacerbe les tensions au pays, faisant au passage une victime collatérale de premier ordre : l’unité nationale.

Études internationales

David Morin

David Morin

Directeur de recherche
Professeur, Université de Sherbrooke